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L'été, 

Ca y est, on y est. Les trois lettres tant attendues sont enfin là. Ô que j'aime l'été, la chaleur, le soleil, la mer, le cri des mouettes, les glaces à l'italienne que l'on dévore sur la plage et qui fondent en quatre secondes et trente six centièmes, le sable brûlant qui vous caresse les orteils entre un ou deux mégots usagés, l'odeur de la crème solaire indice 50, le bruit des vagues qui viennent s'échouer sur le bord, les enfants qui rient, qui pleurent aussi mais on s'en fiche puisqu'il fait chaud, le sel dans les cheveux, la peau légèrement brûlée par le soleil, l'odeur de Biafine, les longues soirées autour d'un verre de sangria, l'odeur du barbecue et de saucisse grillée, le bruit des grillons, les longues après-midi passées au bord de la piscine, l'odeur de chlore et le son délicat de la tondeuse à gazon du voisin entre midi et deux, mais on s'en fiche puisqu'il fait chaud. Le ciel bleu sans trace d'un nuage pour vous faire de l'ombre, tongues aux pieds et le paréo autour de la taille, un chapeau de paille dans les cheveux, le cuir des sièges de la voiture qui vous brûle délicatement la peau des fesses mais on s'en fiche puisqu'il fait chaud. Passer des heures sur un transat, un livre intelligent dans les mains du genre Les Misérables de Victor Hugo ou encore les mots croisés du journal de Spirou de la veille. Avoir la marque de l'étiquette que vous avez oublié de couper sur le bas de votre maillot de bain, les coups de soleil derrière les genoux qui vous donnent la démarche d'un pingouin sur la banquise mais on s'en fiche puisqu'il fait chaud. Les pique niques improvisés, la salade de pâtes, la table en plastique qui pèse trois tonnes avec les sièges rétractables et un trou au milieu pour y placer le parasol, les sandwichs jambon beurre ou pâté cornichons... Voilà à quoi rime l'été pour moi et Septembre rime avec anti dépressifs. L'été, quel délice. On est heureux parce qu'on est beaux, on est beaux parce qu'on est bronzés, on est bronzés parce qu'il fait chaud et il fait chaud parce que c'est l'été. CQFD. Si on devait faire une analyse de texte de cet article il faudrait probablement surligner le fait que mot chaud est apparu six fois éxactement, sans compter les synonymes et autres termes appartenant au même vocabulaire tels que grillés, indice 50 ou encore Biafine. On note ici que l'auteur a voulu retranscrire son amour des "beaux jours" et très certainement du rosé pamplemousse au travers d'un monologue composé principalement de juxtapositions et de phrases sans fin. Cette exercice de style n'est certainement pas anodin et démontre une réelle envie de partager et de faire ressentir au lecteur le plaisir ultime procuré par la sensation de chaleur sur l'épiderme. Bref, tout ça pour conclure : Sortez couverts. 

Bien à vous, 

G