Titre hors service

02 mai 2018

Métro, boulot, dodo.

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Ma vie se résume plus ou moins à ces trois petits mots, disons qu’ils accaparent près de 85% de ma vie à l’heure actuelle. 

Métro,

Je pense en avoir déjà pas mal parlé c’est pour cette raison que je vais faire court. Ah sacré métro, nous sommes des millions à t’emprunter, notre relation n’est clairement pas exclusive, tu m’emmenes d’un point À à un point B tous les jours, toujours où presque le même trajet : Maison - Travail / Travail - Maison. Je te déteste le matin mais te vénère le soir. Notre relation est parfois houleuse je l’admets, il y a des marées hautes et des marées basses. Même si parfois je râle parce que tu es trop cher, parce que tu es en retard ou bloqué sur les rails, sache que je t’aime quand même. Tu es indispensable à mon quotidien. Je ne te le dis pas assez.  

Boulot,

Notre relation est parfois houleuse aussi. Je ne t’aime pas trop, c’est vrai. Ce n’est pas toi, c’est probablement moi je te rassure. Tu ne me combles pas, ne m’épanouis pas et par conclusion ne me rends pas heureuse. Je sais ce n’est pas facile à entendre mais soyons honnêtes, tu n’es pas fait pour moi mais je ne suis pas faite pour toi non plus, c’est mutel, tu mérites quelqu’un qui t’apprécie à ta juste valeur. On passe huit heures par jour ensemble, quarantaine heures par semaine, du lundi au vendredi. Quel gâchis, quelle perte de temps, tu ne trouves pas ? On mérite mieux, tu seras d’accord. Je t’ai aimé au début mais il est temps de faire une pause. La vie est trop courte. Bon, pour l’instant tu me permets de payer mon loyer atrocement cher, je suppose que je peux encore te supporter quelques temps, le temps de te trouver un remplaçant. Non, ne pleure pas, s’il te plaît. C’est pour notre bien à tous les deux.

Dodo,

Toi et moi c’est pour la vie. Je t’aime à en perdre la raison, à n’en savoir que dire. J’ai besoin de toi, tu es mon réconfort après une longue journée de travail. Je t’ai un peu délaissé ces dernières temps, il est vrai, et tu me manques abominablement. Les cernes sous mes yeux en sont la preuve irréfutable. Promis je vais faire des efforts et essayer de t’accorder un peu plus de temps. Mais il faut dire que métro et boulot ne me facilitent pas la tâche.

 Bien à vous,  

G

 

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02 mars 2018

Ce n'est pas parce qu'il ne veut pas de vos frites

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Oyé, Oyé, j'ai un message important à délivrer : Je ne suis plus célibataire ! Il était temps, on commençait à désespérer ! Dirait ma grand-mère si elle était encore de ce monde. Je pense à toi Mémé, je sais que tu m'entends et que tu me lis. J'espère qu'il y a des Pétunias là où tu es, tes fleurs préférées et des petits Lu au chocolat, je sais que tu adorais ça. Oui, j'ai pris mon temps, il est vrai. Mais tout vient à point à qui sait attendre, n'est-ce pas ce qu'on dit ? En effet, le 31 Aout 2017 tout bascula. Oui, tout bascula, la princesse rencontra le prince sur son beau cheval blanc. La princesse s'en souvient très bien, elle n'en était qu'à son deuxième verre, il était beau lui et sa veste aviateur Chevignon et sa barbe dite « de trois jours » même si elle en avait au moins six. Elle était assise à une table, lui à une autre, il discutait patiemment avec un autre individu non identifié, nous ne développerons pas son personnage, ceci n'étant pas pertinent pour le reste du récit. Plusieurs fois leurs regards se croisèrent, l'avait-il remarquée, elle avec ses cheveux ternes et plats, son pullover sans forme et son regard dénué de toute trace de mascara ? Elle espérait secrètement qu'il vienne la rejoindre. Quelqu'un là-haut entendit ses prières ce soir là puisque le prince se leva de sa chaise pour venir s'assoir à ses côtés. Elle lui proposa ses frites qu'il déclina poliment (Oui le prince était poli). La Princesse réalisa rapidement qu'en plus d'être atrocement beau il était également doté une grande intelligence. Et qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle réalisa qu'ils avaient tous deux le même sens de l'humour un peu douteux. Il n'en fallut pas plus, la princesse se promit qu'avant la fin de la soirée elle l'aurait en ami sur Facebook. Ce fut fait, une heure plus tard le Prince avait la demande sur son IPhone 7 - Demande qu'il accepta dans la foulée. La Princesse avait une jolie photo de profil qu'il lika le soir même. Ne tarda pas à arriver le fameux, l'indispensable, le tant attendu Message. La Princesse ne put réprimer sa joie et son exaltation en voyant la petite notification apparaître sur son écran de téléphone. Elle accepta de le revoir et cinq mois plus tard ils actualisèrent leur statut Facebook à en couple. Voilà comment, moi, Gabrielle Notou, je ne suis plus célibataire au moment où je vous parle. Morale de l'histoire : Ce n'est pas parce qu'il ne veut pas de vos frites qu'il n'est pas intéressé. 

Bien à vous,

G

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15 juin 2017

On s'en fiche puisqu'il fait chaud

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L'été, 

Ca y est, on y est. Les trois lettres tant attendues sont enfin là. Ô que j'aime l'été, la chaleur, le soleil, la mer, le cri des mouettes, les glaces à l'italienne que l'on dévore sur la plage et qui fondent en quatre secondes et trente six centièmes, le sable brûlant qui vous caresse les orteils entre un ou deux mégots usagés, l'odeur de la crème solaire indice 50, le bruit des vagues qui viennent s'échouer sur le bord, les enfants qui rient, qui pleurent aussi mais on s'en fiche puisqu'il fait chaud, le sel dans les cheveux, la peau légèrement brûlée par le soleil, l'odeur de Biafine, les longues soirées autour d'un verre de sangria, l'odeur du barbecue et de saucisse grillée, le bruit des grillons, les longues après-midi passées au bord de la piscine, l'odeur de chlore et le son délicat de la tondeuse à gazon du voisin entre midi et deux, mais on s'en fiche puisqu'il fait chaud. Le ciel bleu sans trace d'un nuage pour vous faire de l'ombre, tongues aux pieds et le paréo autour de la taille, un chapeau de paille dans les cheveux, le cuir des sièges de la voiture qui vous brûle délicatement la peau des fesses mais on s'en fiche puisqu'il fait chaud. Passer des heures sur un transat, un livre intelligent dans les mains du genre Les Misérables de Victor Hugo ou encore les mots croisés du journal de Spirou de la veille. Avoir la marque de l'étiquette que vous avez oublié de couper sur le bas de votre maillot de bain, les coups de soleil derrière les genoux qui vous donnent la démarche d'un pingouin sur la banquise mais on s'en fiche puisqu'il fait chaud. Les pique niques improvisés, la salade de pâtes, la table en plastique qui pèse trois tonnes avec les sièges rétractables et un trou au milieu pour y placer le parasol, les sandwichs jambon beurre ou pâté cornichons... Voilà à quoi rime l'été pour moi et Septembre rime avec anti dépressifs. L'été, quel délice. On est heureux parce qu'on est beaux, on est beaux parce qu'on est bronzés, on est bronzés parce qu'il fait chaud et il fait chaud parce que c'est l'été. CQFD. Si on devait faire une analyse de texte de cet article il faudrait probablement surligner le fait que mot chaud est apparu six fois éxactement, sans compter les synonymes et autres termes appartenant au même vocabulaire tels que grillés, indice 50 ou encore Biafine. On note ici que l'auteur a voulu retranscrire son amour des "beaux jours" et très certainement du rosé pamplemousse au travers d'un monologue composé principalement de juxtapositions et de phrases sans fin. Cette exercice de style n'est certainement pas anodin et démontre une réelle envie de partager et de faire ressentir au lecteur le plaisir ultime procuré par la sensation de chaleur sur l'épiderme. Bref, tout ça pour conclure : Sortez couverts. 

Bien à vous, 

G

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28 mai 2017

Ridée, pas ridée

 

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Lettre à ouvrir le jour de tes cinquantes ans

Quand tu liras cette lettre j'espère très sincèrement que tu seras au bord d'une plage de sable blanc, allongée sur un transat, un Sex on the Beach à la main, Rollex au poignet, un lifting qui t'auras coûté un bras, voire deux,  des lunettes Chanel sur la tête et un mari blindé à tes côtés... Sinon ça voudra dire que tu as raté ta vie et je serai extrêmement déçue. HUMOUR! Comme dirait Franck Dubosc. Plus sérieusement, j'espère surtout que tu seras heureuse. Riche, pas riche, ridée, pas ridée, liftée, pas liftée, seule ou en couple, Rollex ou Casio, Sex on the beach ou Coca Light, transat ou à même le sable sur ta serviette Décathlon, plage de sable blanc ou simplement au bord de la piscine du camping Municipal... Peu importe, le plus important c'est la Vie. Oui, la Vie avec un grand V que je surligne et que je mets en gras, taille 42. Comme le disait si bien Grégory Lemarchal (déjà cité ici il est vrai), tu es envie (enfin j'espère, sinon ça voudra dire qu'il y aura eu un ralentissement sur l'autoroute / Hashtag bison futé), ça n'a pas de prix, ce n'est pas à vendre. Je crois qu'on ne peut dire plus juste. Je citerai également ici cet être merveilleux nommé Jean Ferrat qui chantait que c'est beau, c'est beau la vie. Mise à part ça, j'espère aussi sincèrement que tu seras aimée et que tu aimeras en retour parce que finalement la vie n'est rien si elle n'est pas partagée... A moins que ce soit le bonheur? Le bonheur n'est rien s'il n'est pas partagé? Bref! En parlant de bonheur, il est où le bonheur, il est où? Il est là, ouais. Vous allez vous dire, elle reprend des paroles de chansons, c'est un peu facile... Certes, mais ça m'inspire. J'espère que tu l'auras trouvé parce qu'il est là le bonheur, juste sous tes yeux. Il est là ouais. Tu auras parfois quelques passages à vide, c'est normal. La vie n'est pas un long fleuve tranquille mais le bonheur est au bout du chemin. Allez maintenant elle nous cite des titres de film! Pardon. Alors envie, heureuse... ça c'est fait, quoi d'autre ? Ha oui, j'espère aussi que tu n'auras pas de regrets. J'essaie toujours de me dire "pas de regret, que des remords"... Et le "allez on a qu'une vie" ressort assez souvent aussi. Ce pantalon est beaucoup trop cher Gabrielle! Oui mais on a qu'une vie ! Et puis, je ne veux pas avoir de regrets, que des remords, c'est ma philosophie ! BAM. Le compte est bon. La tribu vous a éliminé, prenez votre flambeau. Vous êtes le maillon faible, au revoir. Carte prison. Echec et mat! Bref je terminerai par cette réplique, certes un peu niaise mais tellement vraie : On a deux vies, la deuxième commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

Bien à vous,

G

 

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12 mai 2017

D'après une étude ifop

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Il paraît qu'aujourd'hui un couple sur trois s'est rencontré sur Internet, hashtag étude ifop de Mai 2017. Une partie de moi est fataliste et se dit que c'est l'époque qui veut ça et qu'il faut vivre avec son temps bla-bla-bla... Et puis l'autre se dit que c'est quand même dommage. Au vingt et unième siècle on a besoin d'une application ou d'un site Internet pour se rencontrer, se parler, intéragir... Où est passée la spontanéité ? Quand on demande à nos parents ou nos grands parents comment ils se sont rencontrés, ils vous répondent au bal du village, à la plage, en vacances à la campagne, dans le train... Ca c'est romantique. Nous quand nos petits enfants nous demanderont comment on s'est rencontrés on répondra : A l'époque on avait Tinder ma chérie, ça a disparu depuis longtemps mais à l'époque c'était "hyper tendance" (j'ose espérer qu'on n'utilisera plus cette expression depuis longtemps). Le concept ? Oh c'était très simple, tu "faisais glisser à droite" si le Monsieur te plaisait ou à gauche s'il ne te plaisait pas. Ensuite si les deux profils "s'appréciaent" il y avait match et les deux individus pouvaient communiquer, fixer un rendez-vous et apprendre à se connaître. Ingénieux, n'est ce pas ? Personnellement j'avais une préférence pour les grands, bruns, musclés aux yeux foncés et ton Papi était super canon sur sa photo de profil. Evidemment on a couché ensemble le premier soir mais Papi a ensuite décrété qu'il n'était pas prêt à s'engager dans une relation sérieuse, qu'il préférait prioriser sa carrière, on a donc décidé de se voir occasionellement, sans pression, rien d'exclusif, ça a duré quelques semaines puis Papi est tombé amoureux de moi et c'est à ce moment là qu'on a décidé d'officialiser notre relation en changeant notre statut Facebook à "en couple". Je m'en souviens comme si c'était hier. C'était le bon temps! 
Alors certes ça rend peut-être le contact un peu plus facile dans une société ou tout va vite, où personne n'a le temps mais les rencontres n'ont plus le même charme. L'Univers n'avait pas décidé de vous positionner sur le même chemin mais Tinder l'a fait pour lui, il a forcé le destin finalement. Destin : Nom masculin. Sort d'une personne ou d'une chose, en tant qu'il résulte de forces extérieures invincibles. Ce qui arrive aux hommes, de bien ou de mal, indépendamment de leur volonté.
 Il n'y a manifestement plus de hasard, tout est prémédité, contrôlé. Je suis peut-être un peu trop fleur bleue mais c'est la faute à toutes les comédies romantiques que j'ai avalé depuis vingt huit ans. Il est vrai que c'est plus romantique de se rencontrer sur un bateau qui coule au milieu de l'Atlantique qu'au Kébab du coin, vous en conviendrez. Moins engageant comme pitch de film. Rose : Si tu prends de la sauce blanche je prends de la sauce blanche! Jack : Tu es folle Rose, tu es folle ! Moins glamour aussi.

Je vous laisse méditer là dessus. 

 Bien à vous, 

G

Posté par Gabrielle Notou à 23:42 - Commentaires [2] - Permalien [#]


02 mai 2017

x+y = ?

 

 

 

 

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Dialogue entre Moi et Moi-même (non, je ne suis pas schizophrène j'ai juste besoin de m'exprimer et j'ai pas les moyens de me payer un psy). 

Moi: Etes vous heureuse dans la vie? 
Moi mêmeHmmm je ne pense pas qu'il y ait d'heureuse et de malheureuse situation dans la vie (Edouard Baer si tu nous regardes...) Mais qu'est ce que le bonheur finalement ? Vous savez, je vis ma vie comme je l'entends, je fais mes propres choix, j'ai la chance d’être française, un pays qui n'est pas parfait mais qui est une démocratie, developpé, civilisé, qui respecte les droits de l'Homme et du citoyen, qui respecte les femmes, qui ne les marie pas de force à 14 ans, qui bénéficie d'un système social envié par beaucoup. J'ai eu accès a l'éducation, à l'eau potable,  j'ai eu la chance de pouvoir choisir la vie que je mène actuellement, je n'ai pas de problèmes financiers, mes proches et moi sommes en bonne santé... Evidemment il me manque quelques petites choses pour être pleinement satisfaite mais l'essentiel est là. Je ne vois honnêtement pas comment je pourrais être malheureuse? En aurais-je même le droit?  
 
Moi: Donc vous ne vous autorisez pas à être malheureuse? 
Moi même: C'est exact. 
 
Moi: Vous vous voyez où dans dix ans ? 
Moi même: C'est une question que je me pose souvent. Si je me fie aux statistiques, je serai probablement divorcée, j'aurai deux enfants sur les bras, Louise et Martin, Martin aura d'ailleurs un léger soucis de surpoids, mon ex-mari me versera une excellente pension alimentaire, j'aurai un cochon-dinde, un appartement en banlieue (chic, la banlieue), j’espère avoir une bonne situation professionnelle, faire quelque chose qui me plait et me comble au quotidien, je travaillerai 35 ou 45 heures par semaine (tout dépendra des prochaines elections Présidentielles)... Et pour finir on viendra très probablement de me diagnostiquer un cancer de l'appendice  (puisqu'il parait que le cancer sera bientôt la nouvelle grippe) mais bonne nouvelle, je m'en sortirai (puisque même si le nombre de cancers accroît, les chances de guérisons progressent aussi). 
 
Moi: Très bien, et sinon j'ai cru comprendre que vous étiez a la recherche d'un nouveau travail. Vous êtes célibataire, ne feriez vous pas mieux de chercher un homme plutôt qu'un autre travail? 
Moi même: Oh, excusez moi je pensais qu'on était au 21ème siècle, j'ai certainement dû me tromper. Sachez Madame qu'un homme viendrait completer l'équation, certes, mais n'est pas vital a mon bien être. Qui a décrété que x + y = bonheur? A ma connaissance, personne. Ce n'est pas parce que je n'ai pas encore trouvé mon Y que je dois être malheureuse. De toute façon la vie est une formule de mathématiques complexe qui ne se limite pas a x+y, il y a souvent plusieurs facteurs inconnus, des soustractions, des divisions et parfois même des racines carrés qui viennent bien vous faire chier. Je ne suis même pas certaine qu'on parvienne un jour à trouver la solution, c'est trop variable, trop aléatoire. Mais je peux me tromper. 
 
Moi: Vous etes un peu féministe finalement? 
Moi même: Féministe modérée, oui. Je trouve aberrant que ce mot éxiste encore en 2016, il devrait avoir disparu depuis longtemps. Tout comme je trouve aberrant que les femmes n'aient pas eu le droit de vote en France avant 1944, que le fait qu'une femme se présente aux elections Présidentielles soit encore quelque chose d'exceptionnel et que les écarts de salaire entre hommes et femmes soient encore d’actualité. On ne demande pas aux hommes s'ils sont masculistes, pourquoi ? Parce que ce mot n'existe pas (mon auto-correcteur me le confirme). Pourquoi n'existe t-il pas? Et bien parce qu'il n'a jamais eu besoin d'exister ou meme d’être inventé. Alors oui, je suis féministe et je le serai tant que ce mot apparaîtra dans le Petit Larousse. Et je finirai par: Bordel de merde!``

Moi: Ce sera tout, merci Gabrielle de nous avoir accordé un peu de votre temps. 
Moi même: Merci à vous de m'avoir ecoutée, j'en avais besoin.
Bien à vous, G

 

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14 avril 2017

La Dame, c'était moi

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L'heure de pointe. Attention pas n'importe qu'elle heure de pointe, l'heure de pointe dans le métro. Vous avez besoin d'un peu de contact, d'un peu de chaleur humaine? Prenez le métro entre 7 et 9 heures du matin et je vous garantis que vous aurez la proximité que vous recherchez. Hashtag chantent les sardines, chantent les sardines.Tous les matins c'est la même routine, la même rengaine, j'attends sagement le train de 8h32 sur le quai, il sera plein comme d'habitude. Plein de gens, d'êtres humains, de Terriens à l'air endormi, les yeux à demi clos, des écouteurs enfoncés au plus profond de leurs conduits auditifs pour n'être en aucun cas en contact avec le monde qui les entoure, écoutant le dernier tube d'Ed Sheeran ou, comme moi, Francis Cabrel. La veille certains on fait la fête, certains ont préféré rester devant leur télévision, d'autres se sont couchés tôt, d'autres se sont couchés tard, certains ont fait la guerre, d'autres ont fait l'amour... Ce matin un père en vacances disait à ses filles, vous voyez les enfants on vit la vie des vrais Londoniens. Tous ces gens que vous voyez viennent de la banlieue pour aller travailler en ville tous les jours, voyez comme ils ne se regardent pas, ils ont tous des écouteurs dans les oreilles, lisent un livre ou jouent a candy crush sur leur téléphone portable, ils sont collés les uns aux autres mais ils s'ignorent, c'est fascinant. Il est vrai que les gens ne se regardent pas, les regards se croisent mais se fuient, je présume que c'est propre aux mégalopoles. On se croise tous les matins, certains visages sont familiers mais on ne se connaît pas. Qu’est ce qu’ils pensent ? D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Combien d’entre eux sont heureux ? Malheureux ? Parfois quand j’aperçois quelqu’un qui semble un peu mal dans sa peau, je ne peux pas m’empêcher de regarder s’il a une alliance. C’est complètement débile mais je me dis que s’il est marié alors ça veut dire que qu’au moins quelqu’un l’aime sur cette planète et ça me réconforte. N’en parlez à personne, d’accord ? Même mon psy ne le sait pas. L’homme en face de moi tripote frénétiquement la sangle de son sac à dos. Avec son costume-cravate, ses chaussures cirées et sa coupe de cheveux impeccable il ressemble à tous ces hommes que j’aperçois vers dix huit heures, à la sortie du travail, stressés et toujours pressés, typiques de la City. Je me demande à combien d’ulcères il en est ? Un ? Deux ? Si aucun, ça ne devrait tarder. Ses cheveux ont d’ailleurs déjà commencé à grisonner alors qu’il ne doit pas avoir beaucoup plus de trente ans. Il n’a pas d’alliance, lui. 8h55, les portes s'ouvrent, tout le monde sort. Rendez-vous demain, même endroit, même heure. 

Regardez la bas les enfants, il y a une dame qui dort debout. La dame c’était moi. 

Bien à vous, 

G

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13 mars 2017

Toujours plus loin, toujours plus vite



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J'ai passé un entretien d'embauche. Ces deux petits mots me donnent la chair de poule, j'en ai encore les mains moites. Un entretien d'embauche c'est comme un rancart: Il faut trouver LA tenue parfaite qui dit je suis canon, je suis sûre de moi, je suis indispensable et surtout vous ne devinerez jamais que j'ai mis 3 heures et demi a la choisir, on doit se vendre, essayer de paraître sous son meilleur jour, prouver qu'on en vaut la peine, essayer de ne pas parler trop vite, faire du charme, embellir un peu la vérité, ​accepter d’être jugée, évaluée, testée... Par tous les Saints ! Comme d'habitude, j'ai eu le droit à plusieurs questions du genre:

Citez moi un exemple d'une situation dans laquelle vous avez dû dépasser vos limites. 
Ce à quoi j'ai bien évidemment répondu: Gabrielle Notou n'a pas de limite!

​Pourquoi voulez vous travailler pour nous? 
Parce que ​c'est super bien payé, parce qu'il y a 35 jours de congé par an, parce que c'est à 15 minutes de mon lit deux places et parce que vous avez une super machine à café? 

Pourquoi vous? 
Soyons honnêtes, vous savez très bien que cette question ne débouche jamais par une réponse sincère. On va tous essayer de se vendre avec des arguments qu’on aura soigneusement préparés au préalable et seulement la moitié d’entre eux se révéleront vrais. Je pense que la meilleure réponse à cette question est : Pourquoi pas moi ? Donnez moi ma chance et je ne vous décevrai pas, je vous le promets. Et si par malheur je ne fais pas l’affaire, vous me virez sans préavis et on n’en parle plus. Je partirai sans crise de larmes, mes affaires sous le bras et ce sera la dernière fois que vous me verrez. En revanche, si je conviens au poste, c’est ma vie toute entière qui en sera bouleversée et dans cinquante ans je raconterai à mes petits enfants que si j’en suis là c’est parce qu’un grand homme a décidé de me donner ma chance​. Hashtag toujours plus loin, toujours plus vite. Jusqu'au bout de l'Extrême limite. 

Citez moi trois qualités et trois défauts. 
Défauts: Je procrastine beaucoup, j'ai développé un énorme complexe d'infériorité que même mon psy n'arrive pas à soigner et j'aime les comédies musicales. 
Qualités: Ma vie sentimentale étant égale au néant il n'y a aucun risque que je parte en congé maternité dans les 9 prochains mois. J'ai une grande résistance a la fatigue, je n'ai besoin que de sept heures de sommeil par nuit, quatre cafés Latte et deux shots d'espresso. Et sinon je suis flexible... Enfin par flexible j'entends que je m'adapte facilement pas que je sais faire le grand écart. 
Voilà, voilà. Merci de m'avoir reçue.
Bien à vous, 
G

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04 mars 2017

J'aimerais bien le savoir mon enfant

 

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Tu sais tu t'appelles Simone en hommage à deux grandes D​ames : Simone Veil et Simone D​e Beauvoir. Comment ça tu n'aimes​ pas ton prénom ? C'est très joli Simone Notou. Estime toi heureuse, ton père voulait t'appeler Benoite, en hommage à Benoite Groult. C’était une très grande Dame aussi mais il faut admettre qu'elle avait un prénom hideux. Quand tu seras majeure et en âge de comprendre tu liras les trois quarts du temps, tu n'as pas le droit de contester puisque je suis ta mère. D'ailleurs, étant ta mère, je veux que tu saches que je t'autorise à faire ce que tu veux de ton corps du moment que tu le respectes que tu te respectes. Tu ne saisis peut être pas encore la nuance mais ça viendra. C'est ton corps, il t'appartient. C'est Papa et moi qui te l'avons donnée alors prends en soin mais surtout aime le autant que tu pourras, ​tu noteras ici t'utilisation du temps de l’impératif​, tu l'as appris la semaine dernière, tu te souviens? L'impératif est un mode utilisé pour exprimer un ordre, un conseil, une prière, une recommandation à réaliser dans un futur proche ou lointain. C'est bien ma chérie. On perd trop de temps dans la vie à se dire qu'on aurait aimé avoir les yeux bleus, être plus grand, plus petit, plus intelligent, plus gros, plus mince, avoir les cheveux bouclés, avoir les cheveux lisses, les chevilles plus fines, les seins un peu plus gros... Avec le temps tu réaliseras que ça ne sert a rien, crois en mon expérience, et puis tu es parfaite telle que tu es, ne change rien. Sache que Papa et moi on a travaillé dur​, enfin surtout Papa, ​et on est très très​ fiers du résultat. N'en doute jamais. 
Je veux que tu saches aussi, c'est très important, qu'il y a encore plus de quatre vingt millions d'enfants qui ne sont pas scolarisés dans le Monde dont plus de cinquante millions sont des filles, c'est pour ça que tu iras à l'école et tu passeras ton bac ma petite fille, que tu le veuilles ou non!
​Comment ma chérie, tu dis? Pourquoi le fait de posséder un pénis confère aux hommes le droit d’être scolarisé, mieux rémunéré, un accès plus aisé aux postes à haute responsabilité, le droit de vote, de conduire, ou bien même le droit de vivre ? Dieu que tu es précoce! Tu ne devrais meme pas connaitre le mot pénis. Pour répondre à ta question, j'aimerais bien le savoir mon ange, j'aimerais bien le savoir. Il y a une chose que je sais néanmoins, c'est que l’égalité entre les hommes et les femmes n'est pas un droit mais une évidence qui ne devrait pas être contestée et ne laisse personne te dire le contraire, il n'y a pas de suprématie, de sexe fort ou de sexe faible. Barbie sirène est l'égale de Ken tout comme Maman est l'égale de Papa. 
Allez maintenant dodo. 
G. 

PS: Encore une fois, ceci est dans l'hypthèse que je perpétue la lignée.

 

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25 février 2017

Gabrielle, la plus belle.

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Gabrielle, 

Tel était ton nom, 

Nom que tu m'as légué, 

Nom que je suis fière de porter, 

Gabrielle, 

La plus belle, 

Tu m'avais pourtant dit que t'étais immortelle, 

Gabrielle, 

Qu'est ce qui s'est passé ? 

Neuf décennies, 

Presque 93 bougies, 

Puis t'es partie,

Gabrielle, 

Tel était ton nom, 

Ton absence est une aberration, 

Il va pourtant falloir que je me fasse une raison,

Prends soin de toi Gabrielle, 

La plus belle. 

 

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